
Cette riante cité du haut-var, arrosée par de multiples cours d'eau, a longtemps vécu de ses tanneries avant de jouer la carte du tourisme. L'étymologie évoque la beauté des collines environnantes (barres = collines, jouls = jolies).
L'histoire de Barjols remonte au XIe siècle. C'est grâce à la présence de l'eau que le village s'est construit, agrippé au flanc d'une falaise calcaire.
Ancienne dépendance du castrum de pontevès, le château de Barjols devient au XIVe siècle la résidence des comtes de Provence.
Les guerres de religion y feront rage : en 1562, les armées du roi Charles IV massacrent 600 catholiques, pillent les églises et brûlent les reliques de saint-Marcel, protecteur de la cité.
Profitant de la présence d'une source souterraine, de la proximité de l'Argens, des rivières de fauvery et d'une nappe d'eau salée, Barjols développe l'industrie de la tannerie.
A tel point qu'elle accède durant le XIXe siècle au rang de "capitale du cuir", avec ses dix-neuf moulins à tan et ses vingt-quatre tanneries. Même si la dernière d'entre elles a fermé ses portes voici dix ans, la tradition demeure vivace.
© Copyright : Christian Vandevelde (Xtian). Novembre 1999. Tous droits réservés.